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Docteur Delphine LAHO

Qualifications:
Diplôme de docteur en médecine obtenu avec La Plus Grande distinction à l’Université Libre de Bruxelles.
Enseignement complémentaire : actuellement en dernière année du Master complémentaire en pédiatrie-service de néonatologie de l’Hôpital des Enfants Reine Fabiola, Bruxelles (Belgique)

Années bourse(s):
2014-2015, 2015-2016 | 2018-2019: "Bourse ARTHUR forever"



Le projet

A new rapid diagnostic test for acute otitis media

Superviseurs du projet

Prof. Pierre Smeesters
Prof. Anne Botteaux

Laboratoire ou Hôpital la majeure partie du projet se déroule

Laboratoire de Bactériologie Moléculaire
Route de Lennik, 808
1070 Anderlecht
Belgique


Objectif du projet

Over 80% of children have at least one episode of acute otitis media before the age of 3 years and around 40% suffer from 6 or more episodes before the age of 7 years (Cripp et al., 2005). The etiologic diagnosis of AOM is difficult as the middle ear is usually inaccessible to microbiological sampling. Antibiotic treatment is therefore decided on empirical basis, despite variations in antibiotic susceptibility among these pathogens and without knowing if the infection is viral or bacterial. This way of working leads to a high level of treatment failure (39%) (Thatinen et al., 2017), increases risk of adverse effects and contributes to the global problem of antibiotic resistance.
Good diagnosis tests of AOM are critical for effective patient management, disease control, and also for decreasing antibiotic consumption in young children. The main barriers encountered for AOM diagnosis are 1/ poor accessibility to the site of infection, 2/ sample contamination by endogenous naso-pharyngeal flora, 3/ slowness of the Gold standard diagnosis (culturing from ear effusion), and 4/ antibiotic misuse, on empirical basis.
Our project will allow to solve each of these difficulties by using a molecular approach targeting RNA from the 5 most common bacterial species associated with AOM and their antibiotic resistance genes. We will develop a rapid (less than 2 hours) diagnosis test and easily performed in the physician’s office by using an isothermal amplification of RNA.


Résumé en français

Parmi les infections bactériennes pédiatriques, l’otite moyenne aiguë (OMA) est une des infections les plus fréquentes. Plus de 80% des enfants souffrent d’au moins un épisode d’OMA bactérienne avant l’âge de 3 ans (Cripp et al., 2005), ce qui fait de l'OMA la raison principale de prescription d’antibiotiques chez l'enfant. De plus, les OMA peuvent 8 se compliquer en infections profondes (mastoïdites, méningites) ou provoquer des pertes d'audition significatives.
La cause de l’otite est soit une infection virale soit une infection bactérienne (Schilder et al. 2016). En cas d’étiologie virale, aucun traitement antibiotique n’est nécessaire. En cas d’étiologie bactérienne, le traitement antibiotique permet dans certains cas une résolution plus rapide des symptômes. Cependant, ces considérations sont actuellement purement théoriques car le diagnostic étiologique de l'OMA est difficile à effectuer pour 2 raisons : la première est que l’oreille moyenne (derrière le tympan) n'est pas accessible aux prélèvements microbiologiques. La seconde est que les 5 bactéries les plus communément en cause sont également associées à un portage oro-pharyngé asymptomatique.
En pratique donc, l’immense majorité des OMA est traitée à l’aveugle par antibiotique, sans savoir si l’infection est d’origine virale ou bactérienne. En cas d'otite perforée, le diagnostic microbiologique, réalisé par culture du prélèvement (écoulement) est lent (24 à 48 h). De plus, ce diagnostic n’est possible que dans un certain nombre de cas dans lesquelles un écoulement spontané de l’oreille sert de prélèvement.
Le traitement antibiotique est donc toujours initialement choisi sur base empirique, malgré les variations de susceptibilité des pathogènes incriminés. Ceci conduit à un taux d'échecs thérapeutiques élevé (39%) (Thatinen et al., 2017), à d’éventuels effets secondaires et contribue au problème mondial d'antibiorésistance. L’objectif général du projet est de développer un test diagnostique rapide pour les OMA permettant l’identification des 5 bactéries les plus fréquemment incriminées (Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, Moraxella catarrhalis, Streptococcus pyogenes et Staphylococcus aureus). Ce test permettra la détection simultanée des 5 pathogènes mais également la détection de leur(s) résistance(s) aux antibiotiques usuels afin d’améliorer la prise en charge des OMA, notamment en guidant le traitement antibiotique ou en permettant de le réajuster en cas d'échec thérapeutique. Il sera rapide (moins de 2 heures), et permettra la discrimination entre portage et infection (détection de bactéries métaboliquement actives par la présence d’ARN) et s'effectuera directement sur un prélèvement sanguin, résolvant le problème du prélèvement difficile.


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