Nos Boursiers

Sélection des projets de recherche
Home / Nos Boursiers / Docteur Maud DENY

Docteur Maud DENY

Qualifications:
Master en Biologie Médicale à l’ULB obtenu en juin 2017

Années bourse(s):
2017-2018: "Bourse Paul Danblon " | 2018-2019



Le projet

Role of micro-ARNs in gender dimorphism of the inflammatory response

Superviseurs du projet

Prof. Chamekh Mustapha et Casimir Georges

Laboratoire ou Hôpital la majeure partie du projet se déroule

Laboratory of pediatry, ULB


Objectif du projet

Previous pediatric investigations indicate a differential susceptibility to a number of infectious and non-infectious inflammatory diseases between males and females. Although this sex bias is supported by extensive epidemiological data, the mechanisms at work are still scarce. Micro-ARNs, a small no coding RNAs, are emerging as pivotal molecules in the control of many biological processes including inflammation. In this PhD project, we propose a systematic study based on the expression profiling of microRNA transcripts in males and females suffering from inflammatory diseases with a focus on cystic fibrosis. We also ask whether gender dimorphic expression of molecular signatures may contribute to the contrasting outcomes of the inflammatory response. This study will be informative about potential role of miRNAs in sex differences in pathophysiology of many common pediatric inflammatory diseases and may pave the way for the design of gender specific therapy.


Résumé en français

Plusieurs maladies inflammatoires (d’origine infectieuse ou non) affectent différemment les hommes et les femmes. Dans les inflammations aigües d’origine infectieuse, les hommes présentent en général un taux de mortalité et de morbidité plus élevés que les femmes. A l’inverse, les femmes sont plus vulnérables à des inflammations chroniques sévères. Ce dimorphisme sexuel ne peut être expliqué par le facteur hormonal car des enfants non pubères sont également touchés par cette différence de susceptibilité aux pathologies inflammatoires. De plus des études ont montré que des personnes de génotype XXY présentent une susceptibilité aux inflammations chroniques similaire aux femmes. L’architecture génétique, notamment celle liée au chromosome X jouerait donc un rôle important. Chez les femmes, un des chromosomes X est inactivé tôt dans l’embryogenèse pour permettre une compensation de dosage avec les hommes. Cependant, environ 15% de gènes échappent à cette inactivation, et peuvent donc être surexprimés. À la différence du chromosome Y, le chromosome X est enrichi en micro-ARNs, des petites molécules d’ARN non codant qui jouent un rôle essentiel dans la régulation de nombreux processus biologiques. Nous nous intéressons à l’étude du rôle potentiel des micro-ARNs, en particulier ceux liés au chromosome X, dans le dimorphisme sexuel de la réponse inflammatoire. L’objectif de ce projet de thèse de doctorat est d’effectuer dans un premier temps une étude comparative du profil d’expression des miRNAs chez des enfants mâles et femelles hospitalisé à l’HUDERF pour des pathologies inflammatoires aigües ou chroniques et d’établir de potentielles corrélations avec des marqueurs inflammatoires. Nous envisageons par la suite d’étudier la relevance biologique des microARNs différentiellement exprimés d’une part à l’échelle cellulaire en se focalisant sur les cellules innées de l’inflammation comme les neutrophiles et les monocytes et d’autre part, in vivo, dans un modèle expérimental d’infection respiratoire aigüe.
Cette étude serait un pas en avant vers la compréhension des mécanismes moléculaires du dimorphisme sexuel dans les maladies inflammatoires chez les enfants et pourrait conduire à de nouvelles pistes d’investigation pour de nouvelles thérapies ciblées en fonction du genre.


Découvrez comment faire >