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Docteur Marie NEUNEZ

Qualifications:
Master bio-ingénieur : sciences agronomiques, Université Catholique de Louvain (UCL, 2013)
Master & Bachelier en Médecine, Université libre de Bruxelles (ULB, septembre 2016 – en cours)

Années bourse(s):
2020-2021



Le projet

Vaccination against human papillomavirus: a multidisciplinary approach to strengthen vaccine confidence in the French speaking part of Belgium

Superviseurs du projet

Promoter: Pierre Smeesters, MD, PhD,
Head of the Department of Pediatrics, specialised in pediatric infectiology
Co-promoter: Olivier Klein, PhD
Professor of Social Psychology

Laboratoire ou Hôpital la majeure partie du projet se déroule

Laboratory of molecular bacteriology, Faculty of Medicine, Université Libre de Bruxelles (ULB)


Objectif du projet

  • The primary objective of this research project is to identify the main factors accounting for the low HPV immunization coverage in Wallonia and Brussels-Capital Region.
  • The second objective is to strengthen HPV vaccine confidence in the French speaking part of Belgium.
  • The third objective is to promote health literacy and more specifically make young citizens savvy about infectious diseases and risk-benefit balance of immunization in order to improve the immunization coverage of vaccines in general.

Résumé en français

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit l’hésitation vaccinale comme étant le refus de se faire vacciner ou le fait de postposer une vaccination, sans que cette décision soit liée à l’accessibilité aux vaccins. C’est un phénomène complexe, spécifique au contexte et variant selon le moment, le lieu et les vaccins. La problématique de l’hésitation vaccinale n’est pas nouvelle, mais compte-tenu de l’ampleur qu’elle a pris ces dernières années, elle nuit significativement aux progrès réalisés dans la lutte contre les maladies à prévention vaccinale.

La présente thèse de doctorat se focalisera sur la méfiance envers les vaccins à l’échelle de la Belgique, et mettra un accent particulier sur le cas du vaccin contre le virus du papillome humain (HPV) qui, si son taux de couverture vaccinal augmente, permettra de réduire, voire d’éliminer le cancer du col de l’utérus. La répartition des personnes méfiantes envers les vaccins et des personnes vaccinées n’est pas uniforme sur l'ensemble du territoire belge. À titre d'exemple, le taux de couverture vaccinale des adolescents belges contre le papillomavirus humain (HPV) atteint 90% en Flandre contre seulement 36% en fédération Wallonie-Bruxelles. Cette inégalité est probablement liée à l’implémentation de programmes de vaccination distincts dans les régions belges et à l'information relative aux vaccins mise à disposition du public.

Aujourd’hui, internet est utilisé comme source primaire d’information notamment en ce qui concerne la santé. Les information mensongères (« fake news ») sur les vaccins circulent rapidement sur les réseaux sociaux et ont un impact majeur sur la façon dont la population perçoit les vaccins.

L’"infodémie" et la désinformation sur le Coronavirus covid-19 est l'exemple parfait de ce à quoi les internautes ont été/sont confrontés avec les vaccins ces dernières années. Étonnamment, à ce jour, peu de recherches scientifiques analysent la prévalence des « fake news » et leur impact.

Ce projet de thèse vise à (1) identifier les variables qui expliquent les différences au niveau de la couverture vaccinale entre les régions belges, (2) analyser les sources d’information mises à disposition du grand public et (3) à développer une stratégie d’information centrée sur les adolescents pour permettre d’accroître la protection vis-à-vis du HPV, en particulier en Région wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale. Un des aspect particulièrement innovant du présent projet de thèse consiste à mettre l’accent sur les enfants et les adolescents, qui sont, en définitive, les premiers concernés par cette problématique de santé.


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